Le musée d’Aquitaine et le GeoDock (Pessac) invitent leurs visiteurs à s’interroger sur les représentations cartographiques contemporaines du Monde. Issue du projet de recherche Spherographia, l’exposition « Un globe, des mondes » explore les limites et enjeux politiques des globes virtuels.

Une exposition itinérante : donner à voir la planète
Le projet de recherche Spherographia part du constat que l’utilisation des globes virtuels a connu une croissance remarquable au cours des 20 dernières années. Il réunit des chercheurs aux approches disciplinaires plurielles (géographie sociale et culturelle, géographie politique de l’environnement, sciences de l’information géographique, histoire environnementale, …) appartenant à six unités de recherche, des collectifs d’artistes (arts plastiques et numériques) et des musées partenaires.

Les globes virtuels, tels que Google Earth, prétendent être des jumeaux numériques de la Terre. Ils génèrent des images de notre planète vue de l’espace qui contribuent à façonner nos imaginaires territoriaux et nos perceptions des changements globaux. Fantasme technico-scientifique, les globes virtuels donnent l’illusion d’une connaissance totale de notre monde qui ne résiste pas à l’analyse. Si la carte n’est pas le territoire, les globes virtuels drapés de données numériques ne sont pas le monde. Ils méritent d’être étudiés pour comprendre les intentions qui guident leur fabrique et leurs effets sur nos visions du monde et sortir de cette logique que Michel de Certeau, philosophe, qualifiait d’œil totalisant.

Exposition visible du 19 juin jusqu’au 13 décembre 2026

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